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Images extraites de la vidéo de la Transvulcania

Cette Transvulcania 2019 sonnait le coup d’envoi de la saison de Skyrunning. Comme nous pouvions l’imaginer, la course a donné lieu à un gros combat que ce soit chez les femmes ou chez les hommes. Comme chaque année sur la petite île de La Palma, le plateau élite était très relevé. Retour sur un week-end riche en enseignement, où les Français ont une nouvelle fois brillé.

La consécration pour Thibaut Garrivier

J’avais mis une petite pièce sur lui, et je n’étais pas le seul. Fort heureusement le trail running ne donne pas lieu à des paries, sans quoi il ruinerait beaucoup d’entre nous. Pourtant, on était quelques-uns à avoir vu juste cette fois-ci. Thibaut Garrivier, membre du team Hoka France, a remporté l’épreuve de main de maître dans un temps impressionnant de 7h10’53’’. Il devance le Russe Dmitry Mityaev, lui aussi très attendu, et le Suédois Petter Engdhal, sans doute le meilleur Suédois du moment, mais plutôt habitué aux distances courtes.

Chez les femmes, c’est la Néerlandais Ragna Debats qui s’impose. Elle ne s’arrête plus, après un Marathon des Sables de haute volée, elle confirme son énorme début de saison. Deuxième, notre Française Anne-Lise Rousset Séguret, qui aura mené une bonne partie de la course. Très grosse performance pour la leader du team Odlo-Oxistis. C’est Megan Kimmel qui complète le podium, elle était également attendue aux avant-postes.

Thibaut Garrivier, la confirmation d’un grand potentiel

Enfin une victoire à la hauteur de son talent. Cela fait déjà quelques années que l’on sent le grand potentiel de Thibaut Garrivier, mais il manquait une course référence, une grosse victoire. La voilà. On s’y attendait, mais le Français a tout de même impressionnait, hier, sur la petite île des Cannaries. Après une première moitié de course maîtrisée, où il n’a pas cherché à faire le tempo en tête, il a pris les commandes en rattrapant Petter Engdhal, puis en faisant un bout de chemin avec Dmitry Mityaev. Le Russe, 3ème de la TDS 2018, est tombé dans une descente, ce qui lui a permis de prendre le large et de ne plus jamais être rejoint. Notons le temps, 7h11’ environs, pas si loin du record de l’épreuve (6h59) détenu par l’Américain Dakota Jones – temps réalisé lors de la mythique édition 2012 où l’Américain avait gagné devant Andy Simmons, Kilian Jornet et François d’Haene.

Cela fait déjà quelques années que l’on voit le Français sur le circuit. C’est lors de la saison 2016 qu’il a vraiment commencé à obtenir des résultats intéressants, en remportant notamment la Saintéxpress (44km/1000D+) et en prenant une 8ème place au Marathon du Mont-Blanc. Thibaut fait partie de la structure 2EP, gérée par Patrick Bringer, aux côtés notamment de Nicolas Martin. En 2017, la progression a été visible avec une belle 6ème place à l’OCC. On l’attendait forcément en 2018 pour de premières très grosses performances : une très belle 3ème place à la Transvulcania, puis une grosse victoire à la Marathon Race en 3h53’, sa saison semblée lancée. Alors qu’il avait misé gros sur la CCC, il avait du renoncer du fait d’une fracture au pied. Il s’était alors rabattu sur le Trail Bourbon, où il a abandonné après une déshydratation.

2019 devait être l’année de la consécration. Sa performance lors du Trail du Ventoux en début de saison avait déjà marqué les esprits. 2ème derrière le Suisse Marc Lauenstein, dans un temps incroyable de 3h39’, Thibaut Garrivier annonçait la couleur. Il avait fait du Trail de la Drôme (qualificatif pour les championnats du monde) un objectif, mais une alerte au mollet l’avait contraint à renoncer. Cette victoire à la Transvulcania est une confirmation de sa constante progression et de son énorme potentiel.

Les autres courses…

La Transvulcania c’est aussi un KV très réputé. Victoire impressionnante de Danien Osanz plus d’une minute devant Luis Alberto Hernando qui devance quant à lui pour 1 seconde le Français Alexis Sévennec et l’Espagnol Aritz Egea.
Le Half-marathon était lui aussi très relevé : victoire d’Aritz Egea cette fois-ci, devant Daniel Osanz. Alexis Sévennec et Ludo Pommeret prennent une 4ème place ex aequo.